Red Rising, c’est une des séries de SF récentes avec un gros buzz et beaucoup d’échos positifs. Ce premier tome est très réussi et donne effectivement des raisons de se lancer dans la série. Un contexte futuriste avec un système solaire colonisé jusque très loin, avec des colonies très nombreuses. Sauf que ce n’est pas par ce bout qu’on va le découvrir, mais par celui des Rouges, les esclaves miniers des sous-sols de Mars. Esclaves pour de vrai, avec un traitement tout aussi horrible et violent que dans les sociétés esclavagistes historiques. Le modèle de société est ultra hiérarchique, avec une hiérarchie de couleurs correspondant aux fonctions sociales, immuables et ancrés dans les corps, largement modifiés jusqu’à faire quasiment des races spécifiques. C’est la société de la Rome Antique qui donne les noms et le vocabulaire général, comme la structure, et ça colle très bien. Dans ce cadre, on va suivre un Rouge recruté pour entrer dans le monde des Ors (les dirigeants). Je ne vous fait pas le détail, ce serait gâché. Et ce serait difficile, car il y en a beaucoup. Parce que c’est un livre qui avance vite. Ce que j’aime beaucoup. On ne traîne pas en chemin, ça enchaîne, ça monte en pression et en puissance en permanence. C’est généreux donc. Ce qui fait que même en passant par des éléments un peu clichés comme l’école militaire, ça ne m’a pas lassé du tout. Un premier tome au pas de course, mais de la bonne manière : l’auteur en a visiblement sous le coude, et il n’est pas inquiet de relancer pour les tomes suivants. Comme en plus, l’intrigue est clairement sur des enjeux de révolution et de lutte contre les hiérarchies sociales, je ne que vous dire que j’ai aimé.