Deuxième tome donc, de la série Red Rising, qui est a priori une trilogie pour commencer. J’ai vraiment aimé le premier. Ce second tome est meilleur, à tous points de vue. Le rythme, d’abord, est fou. Et très satisfaisant. Chez beaucoup d’auteurs, chacune des quatre parties du livre donnerait lieu à un livre autonome. Là, non, on enchaîne. Ce qui est notamment favorisé par des scènes d’action vraiment réussies, et vraiment dynamiques. Comme elles sont assez nombreuses, ça fait une sacrée différence. Et ce n’est pas pour autant au détriment du développement des personnages ou de l’intrigue. Intrigue qui est en grande partie politique, mais aussi beaucoup liée à la manière dont les différentes personnages évoluent et établissent des liens. Liens meurtriers éventuellement, parce que c’est une série dans laquelle ça meurt beaucoup. C’est une série cruelle, vraiment. Ce qui est absolument cohérent avec le monde et surtout la narration politique de fond. Personne ne semble à l’abri d’une mort rapide, parfois inutile et sans aucune gloire. Le plus souvent même. Tout ceci contribue vraiment à une lecture très prenante, avec un suspense permanent, et de vraies surprises. Honnêtement, je suis régulièrement étonné du chemin pris par l’histoire, et par certains personnages, ce qui est une très bonne chose. La direction générale semble attendue, mais pas tant quant au chemin pris. Bref, autant sur le premier tome il y avait quelques petits trucs que je pouvais chipoter, et un cadre école un peu déjà vu, autant là c’est rodé, ça file et on est parti pour du grand space opera politique. Et étant donné la chute, je passe directement au troisième (alors que a priori je comptais faire un pause ;).