
Louise Michel était institutrice, notamment, et littéraire. Les contes, ça tombe donc bien dans ses compétences. Pas de doute, elle a le sens du rythme, de la logique spécifique des contes, et de contextes qui sont ceux des contes classiques (et qui sont de manière amusante proches de son monde). Ce sont de vrais contes. Bien écrits, et c’est vraiment plaisant, avec un côté suranné. Côté suranné qu’on retrouve d’ailleurs complètement dans certaines représentations et manières de pensée, en particulier dès qu’on quitte le contexte français. Ce qui est touchant, pour moi, venant de Louise Michel. C’est révélateur de quelques points aveugles de l’époque, malgré l’acuité qu’elle a sur les questions sociales, et son positionnement politique. Qui globalement se ressent bien, parce que oui, ce sont des contes avec globalement des morales claires. Pas toujours dites explicitement, mais faites pour être saisissables par des enfants. C’est une lecture qui m’a amusé à plusieurs titres.