J’ai une vieille histoire avec ce roman, et c’est certainement celui qui trainait depuis le plus longtemps dans ma pils à lire (trente ans, à quelque chose près). Nous y voilà, je l’ai lu. Et c’était bien. C’est du russe classique mais pas classique. C’est-à-dire que c’est de la littérature, de l’époque stalinienne, avec une filiation avec les classiques russes. Mais pas classique parce que c’est du symbolisme baroque et fantastique. Avec le diable et ses acolytes, qui par un spectacle de magie vont semer le chaos, et la folie, dans les élites intellectuelles moscovites. Ce qui débouche ensuite sur une histoire d’amour, avec le diable au milieu. Ah oui, il y a un chat qui parle et qui tire au pistolet, aussi, et des sorcières, et surtout Ponce Pilate. Un joyeux bordel, donc, avec beaucoup de références et de symboles. Mais même en ne les ayant pas tous, ça se lit joyeusement. Enfin, c’est long, et plutôt dense,, mais c’est très bien écrit, donc je me suis bien laissé porter. C’est une intersection étonnante, pour moi, entre littérature classique, et littérature fantastique contemporaine. Je suis content d’avoir découvert (Merci Benji).