
Oui, je suis toujours amoureux de Catherine Dorion. Dans tous ses styles. Ici, vrai changement : c’est un roman, et un roman sur l’adolescence, sur le moment de devenir adulte, ou presque. Et surtout, sur les premiers pas pour se politiser, pour manifester, pour aller se mêler de ce qui se passe dehors. C’est un récit autant que c’est un guide et une incitation. Qui me donne envie de l’offrir à plein d’ados, pour leur donner des idées, que leurs parents soient d’accord ou non. Ce qui fait partie de l’histoire, évidemment. Et puis il y a aussi de l’amour, parce que c’est bien lié, parce qu’on parle de convictions, de vie et de désir. C’est écrit avec clarté et avec sensibilité. C’est vraiment plaisant à lire dans la forme, et le fond est très réjouissant, avec une clarté tout autant que je trouve joyeuse et rafraîchissante. Avec en bonus, bien sûr, tout plein d’expressions et de contexte québecois. Un petit bol d’air aux odeurs de lacrymo que j’ai vraiment apprécié.