
J’avais raté cette information réjouissante (pour un public très ciblé, s’entend) : il y a un jeu vidéo L5R ! (L5R étant un univers de jeu de rôle, étendu depuis aux jeux de cartes et de plateau, de fantasy japonisante dans lequel j’ai beaucoup beaucoup joué). Shadow Veil est donc un roguelike dans lequel on enchaîne les expéditions Crabe au sein de l’Outremonde, ce qui a donc tout pour faire mon bonheur : univers et mécanisme (oui, j’aime les roguelike, dont le côté répétitif et maniaque peut convenir parfaitement à certaines de mes tendances). Pour ce qui est des mécanismes, c’est de l’efficace, avec plein d’options (toutes les familles du Crabe, avec les Toritaka en porte-flingues des Yasuki) à débloquer pour constituer sa petite expédition dans les Shadowlands, et donc plein de stratégies possibles. Qui seront confrontées aux aléas du trajet et des rencontres avec plus ou moins de bonheur. Avec les options les plus traditionnelles, ce n’est pas très dur, mais il y a un peu de réflexion quand même. Si vous tentez des trucs bizarres, ça devient un vrai challenge intéressant, et d’autant plus si vous rajoutez des malus ou difficultés spécifiques (qui sont nombreuses). Autant l’enchaînement de missions de base n’est pas infini (mais demande bien dix-quinze heures tout compris au départ), autant il y a de quoi rejouer plein de variations, ce qui est une des forces de ce format pour maniaques qui aiment se laisser happer par la répétition et l’optimisation. C’est un auto-battler donc on prépare les équipes et ensuite, ça se bat tout seul, et vite, ce que j’aime bien parce que ça évite beaucoup de longueurs et de répétitions. En termes d’univers, on retrouve le L5R qu’on aime, avec O-Uchi ou Sukune comme leaders (ce qui donne deux styles très différents), avec des clins d’œil, et une adéquation entre thématique et mécanique de roguelike qui est impeccable. Au final, un jeu réussi mais qui parlera surtout surtout aux nostalgiques de l’univers en question prêt-es à perdre des heures à parcourir l’Outremonde.