
J’ai été complètement séduit, et même enthousiasmé, par les derniers ouvrages de Jérôme Bertin. Je m’en vais donc explorer ses œuvres plus anciennes, depuis le début (de ce qui est accessible en tout cas). Bâtard du Vide est dans le même type de registre que ce que je connais déjà : un récit de jeunesse dans la France pas classe, de quelqu’un pour qui ça ne se passe pas tellement bien. Avec toujours autant de finesse dans le pour de vrai, dans le grain du quotidien crasseux, et dans le doute. La forme est moins aboutie, moins impactante et lumineuse que ses œuvres plus récentes, mais ça reste prenant et sensible. D’une lecture qui demande plus d’attention, plus de travail finalement, là où ces derniers emportent avec fluidité. Je compare, et donc c’est moins bien, mais franchement, c’est bien quand même, et j’ai vraiment plaisir à le lire. Donc je vais continuer sans hésitation.