Oh, dis donc, pendant un instant, on a cru que KJ Parker allait avoir une héroïne, voire une narratrice… et en fait non. Narratrice pas du tout puisque c’est son binôme de malhonnêteté qui raconte, et qui se raconte. Et Héroïne non plus, Soeur Svangerd est un personnage important mais secondaire, qui a ceci étant un vrai répondant, c’est déjà pas mal. Au-delà de cet enjeu récurrent qui m’amuse, c’est du très bon Parker. Un duo de gros malhonnêtes au service de l’Eglise, en mission assassinat dans un conclave, ça pose une bonne base en ce qui me concerne. Et bien sur, dès le départ, tout part en sucette. Donc enquête, conspirations, mystère, mauvaise foi et grandes manœuvres politiques. Manoeuvres peut-être même divines. Le scénario est vraiment prenant, et joue le doute avec une ampleur démesurée et réjouissante. Etant client des références religieuses, politiques et historiques, je me suis beaucoup amusé. C’est une série qui commence vraiment très très bien. Dans le style habituel de Parker, mais avec de l’humour beaucoup et un cadre qui fait un terrain de jeu vraiment rigolo.