Pat Parker était une activiste noire, féministe et lesbienne, et une poête. Elle a apparemment écrit pas mal d’autres choses intéressantes, mais ici il s’agit du texte de trois discours des années 80. On pourrait se dire que l’intérêt serait majoritairement documentaire et historique. Ce qui de mon point de vue est assez vrais des deux derniers textes. Mais le premier ! Le premier, qui donne son titre au recueil, est magnifique. Brûlant, ultra politique, rythmé, c’est un bonheur. Dans une orientation révolutionnaire, enragée, avec cette envie de ne pas transiger, de ne pas se laisser adoucir par des considérations consensuelles. Moi, ça m’a fait du bien et je vous le conseille pour les moments où vous aurez besoin d’un petit regain d’énergie.