
Première découverte d’Abercombie, et je suis conquis. L’univers est médiéval-fantastique, mais peu dépaysant. C’est l’Europe de la fin du moyen-âge, avec un schisme entre l’Église catholique et orthodoxe, et tous les repères. Sauf que : Jésus était une femme et c’est donc une papesse et un clergé féminin pour la partie catholique. Ce qui est drôle et donne lieu à des clins d’œil très inventifs. On ajoute du fantastique sous forme de magie, d’anges, démons et créatures variées (dont les elfes cannibales qui menacent la chrétienté par l’Est). Dans ce cadre très facile à saisir et très propice à l’amusement, on va suivre une équipe de héro-ines fort peu recommandables, en service commandé pour la papesse (qui a douze ans soit dit en passant). Tout le charme est dans l »équipe de fprts caractères qui s’aiment autant qu’ils se détestent qui ont autant de pouvoirs que de failles. Un guerrier sacré immortel et taiseux qui n’arrive plus à bouger, la fille qui a tout essayé au moins un peu, un vampire très très aristo, un sorcier mégalo, une loup-garou très très meurtrière mais tellement drôle, et à leur tête un moine qui ne demandait qu’à être promu pour impressionner sa mère. Cette fine équipe doit mettre sur le trône de l’Empire d’Orient une princesse trouvée dans les caniveaux. C’est plein de rebondissements, c’est drôle, vraiment, et c’est même franchement touchant. C’est une lecture qui est un pur bonheur d’un bout à l’autre et qui est un de mes gros coup de cœur de l’été. Foncez, riez.