
J’avais pas mal apprécié Les romans que j’avais essayé de Scalzi, notamment parce qu’il a une écriture tonique et légère, avec facilement de l’humour. Sur une série, ça ne m’entraîne pas forcément au bout, mais sur un tome unique, ça a tout pour me séduire, d’autant plus quand, comme ici, il joue vraiment sur ses forces. Un journaliste au chômage, reconverti dans l’enseignement pour se maintenir à flot après le décès de son père, gentil mais un peu au fond du trou, hérite plus ou moins, et de manière inattendue, de son oncle. Qui se révèle être un méchant caricatural, style comme dans James Bond. Voilà la base, et partant de là, ça part dans des directions très drôles et inattendues. C’est dynamique, c’est plein de références plus ou moins idiotes avec vraiment de quoi beaucoup rire, et du n’importe quoi (des dauphins marxistes qui veulent se syndiquer par exemple :). Ce qui n’empêche pas d’avoir un vrai scénario solide, et avec une vraie belle conclusion astucieuse et satisfaisante. Et même une petite nouvelle et épilogue des plus réjouissantes. C’est fait pour être une pure distraction satirique et légère et ça marche vraiment très bien. Je me suis beaucoup amusé.