
Camille Moreau a réalisé son travil de thèse en littérature sur l’écriture érotique et pirnigraphique. Sur le fait d’écrire le sexe, donc. Et elle a bossé le sujet en détail. Ce qu’elle transmet ici, en détail aussi. C’est un livre que j’ai trouvé dense, et globalement épais. Et j’ai un peu peiné. Le fond m’intéresse, mais deux choses m’ont freiné. D’une part, l’approche, les références et la manière d’écrire sont celles de l’analyse littéraire, et de la théorie littéraire. Ce ne sont pas mes références donc je ne le lis pas de manière fluide. D’autre part, j’ai eu du mal à distinguer vraiment une structure et une direction d’ensemble. L’autrice déroule différentes dimensions, qui sont toutes intéressantes, mais sans que l’enchaînement et les liens ne m’apparaissent très clairement. Je ne peux pas dire que je n’ai pas trouvé ça intéressant, parce que ça a été le cas à plein de moments, mais j’ai eu du mal à être entraîné et à rentrer dedans pleinement. J’étais à l’inverse ressorti enthousiaste du précédent livre de l’autrice, que je vous recommande largement, avec l’idée de n’attaquer celui-ci que si vous en voulez beaucoup plus.