Elsa Deck-Marsault s’intéresse aux questions de justice, et des dispositifs qui permettraient de faire justice sans s’appuyer sur un système policier et carcéral. Bref, faire justice en restant dans des valeurs égalitaires et progressistes. Pour faire que ça aille mieux, pas pour punir. Ce livre est tout à fait dans la filiation de son précédent que j’avais beaucoup aimé. Il creuse plus en détail les glissements féministes et progressifs vers des logiques punitives, de manière historique et conceptuelle, et l’histoire et les enjeux des mouvements anti-punitifs. C’est éclairant et riche, et ça permet de se représenter un panorama de ces questions là. Par contre, ce n’est pas comme le premier, il y a assez peu de propositions concrètes en termes de méthodes et d’alternatives. Ce qui n’est pas un problème, il faut juste savoir que ce n’est pas le propos, histoire de ne pas être déçue. Je trouve le contenu utile en termes de culture et de réflexion, mais l’ensemble bien moins marquant que son précédent.