
Comment ça se fait que la question du plaisir ne soit pas (plus) au cœur des programmes et valeurs de gauche ? Que celle-ci soit plus dans l’austérité et la pureté pendant que des réacs revendiquent être défenseurs du plaisir et du bien vivre contre la censure bien-pensante ? Voilà des questions qui me parlent et que je trouve importantes, d’autant plus avec l’idée de réconcilier la gauche et le plaisir. C’est bien à tout ça que s’attaque Michaël Foessel, si ce n’est qu’il le fait en philosophe. Donc on commence par une première moitié de livre (qui n’est pas très long, je vous rassure) dans laquelle il va faire un état des lieux des manières dont a été pensé le plaisir chez les philosophes (de gauche), en particulier chez Foucault et Deleuze (qui ne sont pas d’accord, donc.). Et j’ai ramé, un peu. Parce que ce ne sont pas des philosophes faciles (d’autant plus résumés par un prisme précis) et parce qu’au final c’est surtout pour dire que ce ne sont pas eux qui vont nous permettre d’avancer (mais c’est un peu eux qui ont foutu la merde par contre, ce qui est intéressant mais j’ai déjà oublié le détail). Dans la seconde moitié, j’ai trouvé ça plus accessible et plus directement utile. Notamment une grande partie sur le regard porté sur le sexe et son évolution que j’ai trouvée très enrichissante. Au total, il y a de quoi réfléchir, bien sûr, mais j’ai trouvé que ça demandait beaucoup d’efforts (sauf si vous êtes rodé-es à la philo moderne) et que ça ne répondait que partiellement aux questions qui m’intéressaient au départ.
Le propos est vraiment intéressant sur le fond, mais vu ce que tu dis de la forme, je ne vais pas aller plus loin que ce commentaire 😉
J’ai pas regardé si il y avait, mais ça peut valoir le coup de l’écouter en interview sur un format synthétique