051213_Gagner_la_guerre

Gagner la guerre est récemment sorti en format collector très tentant, mais, ne connaissant pas l’auteur, je me suis lancé dans la version poche. Etant donné la qualité du livre, je n’aurais pas regretté l’édition collector (mais l’espace disponible sur mes étagères si;). Il s’agit d’un long roman qu’on pourrait légitimement qualifier de fantasy, mais qui a plus de lien avec de la fiction historique période renaissance, tendance intrigues politiques et assassinats qu’avec des héros bodybuildés, des dragons et des magiciens. La narration, à la première personne, nous met d’entrée de jeu dans la confidence de l’homme de main et assassin du premier magistrat d’une république qu’on reconnaitra comme très vénitienne. Le narrateur a donc du caractère, un passé et un présent passablement gris moralement et une tendance aux détours et au maquillage de la vérité. Ce qui donne un charme certain à la narration. Le scénario est lui aussi largement à la hauteur, tissant un ensemble d’intrigues politiques malhonnêtes et pleines d’intérêts bien compris et de plans tordus, et réussissant à les mener à une conclusion que j’ai trouvée tout à fait satisfaisante. Un seul passage m’a finalement laissé relativement froid, celui qui renoue avec les canons de la fantasy, les elfes et les nains. Certes, c’est rapide et traité avec la même tonalité désabusée que le reste, mais l’intérêt m’échappe en grande partie, tout comme globalement les trames magiques dans leur ensemble. En fait, je trouve que la qualité d’écriture et de scénario aurait complètement permis de s’en passer mais tout le monde ne partagera pas mon avis. Une très bonne surprise donc que cette découverte : Gagner la guerre est de la belle ouvrage et je vous le conseille.