Me voici donc au bout de ce cinquième tome du Trône de Fer (A song of ice and fire, en VO, ce qui a de plus en plus de sens par ailleurs), avec des sentiments partagés. Il est indiscutable que George Martin sait écrire, construire des personnages et des rebondissements, et la lecture de ce tome en est de fait, comme pour les précédents, agréable et prenante. C’est une lecture dense, cependant, et dont la fluidité est discutable pour les deux premiers tiers. En effet, les deux premiers tiers reprennent la structure du tome précédent : on suit quatre ou cinq personnages seulement, et alternativement. Ce qui fonctionne, certes, mais surtout parce que ce sont des personnages attachants, Tyrion en particulier, mais Jon Snow également (et Daenerys, égale à elle-même), car on peut largement leur reprocher de ne pas avancer des masses. Le dernier tiers rattrape le tome précédent et on retrouve donc tout le monde, et une intrigue qui se remet à avancer un peu. Oui, un peu seulement, et c’est ce qui me frustre le plus au final : on avance un peu sur la fin, mais sans que rien de ne débloque complètement. En fait, tout est en place pour la suite, avec des personnages (re)-construits et (re)-placés dans des situations porteuses, donc il se passera certainement plein de choses. Mais du coup, deux gros tomes juste pour passer d’une situation finale à une situation initiale bien calée mais pas tellement bouleversée, c’est quand même sacrément long à mon goût. Ce qui ne m’empêchera pas de lire la suite dès qu’elle sortira, hein, je suis pas comme ça…