
Voilà un roman qui est par chez nous publié en littérature blanche alors que c’est bien franchement de la science-fiction. Certes, il est très bien écrit, mais ça m’interroge quand même. Avec un peu de chance, c’est une ouverture du monde littéraire, sait-on jamais. Bref, au-delà de ça, c’est un bon roman. Dans un futur proche et pas précisé, une société propose des androïdes pourvues d’IAs. Soit pour faire le ménage, soit pour servir de poupée sexuelle. A priori pas conscientes. Sauf que : elles ont un mode qui leur permet d’apprendre librement pour s’adapter à leur propriétaire au mieux. Ce qui va être le cas de cette Mademoiselle Robot que l’on va suivre. Et qui va accéder à la consience, progresssivement. Et constater que l’autonomie ne fait pas partie des envies de son propriétaire, qui dit cependant l’aimer. Mais qui veut la contrôler. Oui, la métaphore sur le sexisme, la fragilité masculine et les relations abusives est évidente. Pour autant, c’est bien écrit, et on se préoccupe d’abord de la personnage principale, de son parcours, et de sa relation dégueulasse, en dents de scie avec son propriétaire. C’est prenant, et un peu traumatisant, en soi. Et du coup, ben le côté métaphore est très efficace aussi.