Voilà longtemps que je n’avais pas replongé dans un KJ Parker (oui, ce longtemps est très relatif). Ici, c’est un format novella, dans lequel il excelle de manière générale. Toujours le même monde, en fantasy pseudo-historique. Avec toujours un personnage narrateur plus médiocre qu’autre chose et qui essaie de se justifier et de se rendre sympathique…. mais cette fois-ci, on a de vraies raisons de compatir puisqu’il se trouve confronté à l’arbitraire de Dieu lui-même. Ce qui est vraiment une bonne idée rigolote. Et qui demande le talent de Parker pour être menée à terme. Donc, oui, le titre est tout à fait descriptif : il s’agit de maltraiter un ange pour piéger Dieu. Avec une intrigue courte mais aussi retorse qu’amusante. Et le retour du grand génie équivalent de De Vinci. Ce n’est pas le Parker que j’ai préféré en termes de narration (même si ça reste vraiment très bon) mais c’est une idée de scénario, et de clôture, particulièrement maline et ambitieuse. Une fois de plus, une petite parenthèse très très plaisante.