J’aime l’écriture de Lola Lafon, pour commencer. Une écriture vivante, rythmée et iconoclaste. Une écriture punk, donc, tout en restant clairement lisible et confortable. C’est une forme qui est très à mon goût, mais qui est aussi parfaitement en cohérence avec ce qu’elle raconte. Que j’ai beaucoup aimé aussi. C’est un récit de survie, de résistance et de politique. En tension entre une dimension très dure et traumatique, d’un côté, et une dimension très enthousiasmante et joyeuse. D’un coté, donc, Lola Lafon parle de viol. Avec force, avec intelligence et en réussissant je crois à faire toucher du doigt le traumatisme qui en résulte. C’est très bien écrit, très émouvant et puissant. Vraiment balaise et vraiment important. Et de l’autre côté, elle parle black blocs, squats et milieux autonomes. Avec joie et colère, avec élan, et c’est très chouette aussi. Et l’un répond à l’autre, avec beaucoup d’intelligence. C’est un récit de lutte, de colère et de survie que j’ai vraiment beaucoup aimé et que je vous conseille sans hésiter. (Merci Mel :).