
Catherine Dorion est avant tout une artiste engagée, une vraie créative qui veut changer le monde et toucher ceux et celles qui veulent bien l’écouter. Elle s’est il y a une paire d’années engagée en politique et a été élue députée, au Québec. Elle raconte ici son parcours une fois élue. La confrontation d’une idéaliste qui n’a pas les codes, et qui ne compte pas les acquérir, dans le monde de la politique professionnelle. Les tentatives d’une rêveuse pour remettre dans le champ politique de l’émotion, du sens et du partage. Un combat perdu d’avance, en fait, mais tellement beau et tellement important. Catherine Dorion décrit ses tentatives, ses convictions, ses doutes et ses blessures. Elle est émouvante, fine et magnifique. Mais elle raconte aussi ses élans, ses espoirs et ses projets fous et magnifiques. Et elle est donc aussi passionnante, terriblement enthousiasmante et entraînante. C’est aussi triste que joyeux, et sans jamais abandonner une ardeur et une envie qui sont magnifiquement contagieuses. C’est un livre pour se redonner envie de politique et d’art, pour raviver du désir de changer les choses. Et peut-être pas dans le champ électoral, du coup, encore que. J’avais déjà largement aimé Les luttes fécondes, mais là, c’est mon grand coup de cœur de fin et de début d’année. Moi, je veux encore plus de Catherine Dorion, sous tous les formats.