
Que dire de William Gibson ? Si ce n’est qu’il continue à m’époustoufler de livre en livre. Par sa maîtrise formelle d’abord, avec une écriture que je trouve d’une efficacité impressionnante. Il y a quelque chose de sobre et de parfaitement rodé dans son rythme, ses tournures et son style général que je trouve impressionnant de fluidité. Comme une évidence, comme un texte tellement relu qu’il est dépourvu de toute maladresse et qu’il coule. Et il se trouve que Gibson continue à me convaincre et m’enthousiasmer sur le volet narratif également. Avec des personnages souvent étranges, mais aussi parfois exceptionnels d’être normaux et humains. Il y a un jeu autour de cette question que j’aime beaucoup. Et puis une histoire, dans la continuité de The peripheral, d’embranchements de l’histoire et de mondes parallèles et interconnectés avec laquelle il s’amuse. Mais en s’amusant, il parle aussi de directions à prendre, de points d’inflexion et de catastrophe écologique et politique à courte échéance. Avec finesse et pertinence. Et sans prétentions oraculaires même si jusque là, on peut lui accorder une certaine efficacité malgré tour sur ce volet là… Bref, du Gibson, et c’est toujours très bon, Gibson, je ne compte pas m’arrêter de lire tant qu’il n’arrête pas d’écrire.