
De cette collection dirigée par Victoire Tuaillon, j’attendais la continuité de la collection Sur la table, ce qui a orienté ma lecture, forcément. Karine S’ahler s’attaquer à la question de l’encombrement de nos vies capitalistes, que ce soit une surcharge d’objets, principalement, ou d’activités et de cases à cocher dans nos to-do list. Elle traite cette question, pour une grande partie, sur un angle individuel, de rangement de son environnement, et de sa tête. Avec des liens élogieux, même si il y a un peu de recul, avec Marie Kondo, et avec des appuis sur des pratiques de coaching. Et si tout ça n’est pas sans intérêt, c’est en termes de politisation à un endroit qui n’arrive pas à me convaincre et à me plaire. Je trouve vraiment l’accent mis beaucoup trop sur le traitement des symptômes à l’échelle individuelle. Alors, ok, il y a un bout d’analyse politique, mais qui n’aboutit à aucune proposition ou stratégie collective. Et une lecture sociale, mais qui se résume dans mon impression à : bien sur, selon notre position sociale, nous n’avons pas les mêmes facilités et leviers pour faire le tri. Bref, j’ai été déçu. Politiquement. En termes d’accompagnement individuel et de pistes et d’astuces, ça fait le job. Et ça rappelle qu’il y a une dimension structurelle et systémique, mais pas plus. Pour des personnes moins politisées (ou avec moins d’attentes), ça fait sans doute un intermédiaire acceptable, et peut-être intéressant. Pour moi, bof bof.