David Rault a écrit, également aux éditions lapins, un très chouette ouvrage sur l’histoire de la typographie, qui avait pour seul inconvénient de viser un public un peu spécifique. Ici, c’est beaucoup plus grand public : il s’agit de faire l’histoire de grandes marques. Plein de grandes marques très connues, en parlant aussi bien de leurs origines, de leurs évolutions que de leurs choix de logo et d’images. Ce qui pourrait être beaucoup, sauf que l’auteur a fait le choix d’une synthèse radicale. Pour chaque marque : deux pages, découpées en six cases de BD colorées. Donc : des choix radicaux, et seulement l’essentiel. l’inconvénient, c’est que si vous êtes vraiment passionné-e par le sujet, ça va être frustrant. L’immense avantage, c’est que c’est du coup très dynamique et varié, et surtout qu’il ne reste que les trucs vraiment étonnants ou intéressants. En tout cas intéressant pour raisonnablement tout le monde. La mise en image et en couleur étant tout à fait agréable (à défaut d’être spécialement originale ou tonique), ça se lit vraiment avec plaisir et curiosité. Bon, par contre, c’est de la vulgarisation d’histoire des marques et de marketing, il n’y a là-dedans rien de rien de critique, de recul ou d’analyse politique de quoi que ce soit. Honnêtement, j’ai bien aimé et trouvé bien plus détendu et léger que le précédent (mais sans le côté hyper pointu et maniaque que j’avais beaucoup aimé dans le premier).