J’avais à l’époque vu Bref. En tout cas en partie, en pas tellement dans l’ordre ni avec une grande attention à la cohérence. Ceci étant, je situais le personnage et le style. On m’a suffisamment conseillé cette deuxième saison pour que je la regarde. Et, oui, c’est vraiment réussi. Mais ce n’est pas sur le modèle de l’originale. Ici, c’est six épisodes d’une grosse demi-heure, qui composent une histoire unique cohérente. Et cette histoire, c’est l’histoire d’un homme qui décide enfin, finalement, de se lancer dans une thérapie. C’est-à-dire de se regarder honnêtement, d’arrêter à la fois d’être malheureux et de faire chier le monde, et donc de faire les efforts pour changer. C’est raconté avec l’humour de Bref, et les variations de montage et de style de réalisation, ainsi que la voix off. Ce qui fait que c’est léger, en partie, et tant mieux, surtout grâce à la forme. Et que le fond, qui n’est pas vraiment léger, ne semble pas trop lourd. Cet équilibre est vraiment réussi, et il est rendu possible par une écriture très astucieuse et fine. Ce qui permet de rester pleinement engagé le long d’une narration maline et qui débouche sur une fin très réjouissante et très très mignonne. Ce qui fait une sorte de récompense après avoir traversé des épisodes moins joyeux. Le casting est impeccable, avec des seconds rôles très drôles. Bref, c’est une vraie réussite, et avec un peu de chances, ça encouragera des mecs à se poser la question de la thérapie, c’est vraiment pas perdu.