Bon, un élément de contexte : en ce moment, à la maison, c’est passion Obélix (oui, parce que certes, il y a Astérix, mais ce n’est visiblement pas lui le plus intéressant). J’ai donc eu l’occasion d’en relire plein d’anciens (ce qui est toujours bien) puis des récents (ce qui est variable mais pas ouf, en tout cas pour la série de Ferri (même si j’aime bien Le Griffon)). Et maintenant, c’est Fabcaro qui reprend le flambeau du scénario. Et j’ai fabcaro, alors j’étais trop curieux pour ne pas essayer. Et c’est bien. Dans le cadre très contraint que sont les tomes d’Astérix : soit un voyage dans un autre pays, soit un plan retors d’un sous-fifre de César qui va foirer lamentablement. ici, c’est la seconde option, et le plan retors, c’est de convertir les gaulois à la pensée positive et à la non-violence. Et ça m’a sérieusement amusé. C’est écrit avec humour et efficacité, et fabcaro réussit à garder l’esprit jeux de mots et références en le modernisant ce qu’il faut pour que ça fonctionne sans être lourd. Et puis, sa critique des travers de la pensée positive et de la gentillesse forcée (avec sa part d’agressivité passive et de domination qui se cache) me parle et m’amuse. Alors, ça reste complètement du Astérix, ce n’est pas une révolution, mais j’y retrouve franchement le plaisir des anciens, et ça c’est une belle réussite.