
Les cadeaux de Noël me donnent l’occasion de lire des ouvrages que je n’aurais pas choisi a priori (merci Alexandre). Par exemple, je ne savais même pas qui était Fabien Olicard, et c’est visiblement un livre qui se justifie par sa pratique, voire sa célébrité. Il se définit comme mentaliste, et… il ne le définit pas clairement, ce qui fait que moi non plus au final. Si je me base sur ce qu’il présente dans ce volume, c’est une pratique qui mélange des astuces de mémoire, de mathématiques, de manipulation psychologique, tout ça appuyé de manière un peu aléatoire sur des données scientifiques (ou pas, selon les moments). Avec ça, il fait visiblement du spectacle, ce dont je ne doute pas que ça puisse très bien fonctionner et être assez drôle. Quant au fait de transmettre cette pratique comme si c’était un tout cohérent, ça me laisse un peu dubitatif. Et amusé. Oui, franchement, c’est amusant de découvrir des astuces mentales (même si certaines me semblent boiteuses, scientifiquement ou moralement). Mais dubitatif parce que je me demande quelle motivation peut amener à se coltiner à tous ces entraînements et exercices, à part faire le malin en société. Et il se trouve que c’est un registre qui ne me motive quand même pas des masses. Je soupçonne d’ailleurs que ce soit le cas de la majorité des lecteurices : le plaisir est dans la découverte, rapide, d’astuces qu’on n’aura pour la plupart jamais l’occasion d’utiliser (ou alors dans des cadres tout autres et encadrés correctement, comme pour l’hypnose ou le traitement des phobies). Tant que vous ne prenez pas tout ça au sérieux, ça peut être distrayant et vous fournir des astuces et éclairages dispersés mais amusants sur le fonctionnement cognitif (et si vous devez prendre ces questions au sérieux, autant lire des gens sérieux et spécialisés sur une dimension spécifique).