J’aime beaucoup Alice Zeniter, c’est acquis, et ce n’est pas terminé. J’aime d’autant plus ses excursions dans des formats inattendus (il faut lire « Je suis une fille sans histoire », je vous l’ai déjà dit ;). C’est le cas ici puisque ce n’est pas un roman, et pas un essai non plus. C’est, pour la citer, un parcours. Un enchaînement de réflexions, de partages, de récits et d’idées autour de la littérature, de l’acte d’écrire et de lire. En se permettant tours et détours sans avoir besoin de s’en justifier. J’ai beaucoup aimé tous les développements sur la place des femmes dans la littérature, on y retrouve sa verve et son acuité. J’ai beaucoup aimé aussi ce qu’elle partage de sa pratique, pour ce qui est de l’écriture autant que de la lecture d’ailleurs, et de son parcours de formation. J’ai moins aimé, mais aimé quand même, ses développements plus purement théoriques sur la littérature, ses enjeux et ses évolutions. Parce que je suis moins concerné et moins passionné. Et sans doute aussi parce que c’est là qu’on sent le plus son érudition très pointue et sa formation de vraie littéraire. Ce qui a sa valeur, certainement, mais qui crée pour moi une distance. Ce ne sera pas le cas si vous avez plus de références et d’habitudes de ce champ. Mon ressenti en est différent mais pour autant j’ai trouvé le contenu très intéressant. De manière générale, si vous appréciez Alice Zeniter et la littérature, ça va marcher comme format, mais ne vous attendez pas à y trouver autant de verve et de rythme que dans « Je suis une fille sans histoire » par contre.