Un tout petit livre, dans une toute petite édition dont j’aime bien le style bricolé (même si le texte en bleu… disons que ça va parce que c’est pas trop long), pour un propos compact bien que touchant à des questions de grande ampleur. Le point de départ est le refus d’une partie de la jeune génération de faire des enfants du fait de la catastrophe écologique en cours (dont les enfants des auteurs ? C’est l’impression que ça donne, même si au final ce n’est peut-être que symbolique). Avec une vraie compréhension de cette réaction, il s’agit ensuite de lister les arguments justifiant cette décision, et de les analyser pour au final surtout les contrer. Ce qui est fait avec intelligence et une certaine délicatesse même si on parle d’émotions profondes et de gros enjeux. J’en retiendrai surtout une argumentation plutôt solide quant au fait que ce n’est pas la surpopulation qui est à l’origine de la crise écologique, mais bien des choix politiques de modes de production et de consommation, ce qui n’est jamais inutile à ré-entendre. Et j’en retiendrai également une conclusion assez jolie sur ce que donne comme élan les enfants et le fait de considérer concrètement le futur. C’est court, c’est assez efficace et fidèle à l’intention annoncée.