Dawnshard est une rovella insérée entre les deux derniers (énormes) volumes de la série Roshar. Avec une personnage principale très annexe aux intrigues principales, je m’attendais à une petite douceur réjouissante et anecdotique. Or : réjouissante oui, complètement. C’est fluide et rythmé comme du Sanderson à son meilleur, avec des personnages colorés, des dialogues et réflexions malines et du dépaysement (très maritime ici). Mais : anecdotique ? Oh que non, c’est sous-estimer l’auteur et l’incroyable profondeur de son (ses) monde et des intrigues cosmiques qui s’y nouent. De fait, c’est l’occasion à la fois de dévoiler franchement une des factions secrètes du multi-monde de l’auteur (le cosmere, connectant plusieurs de ses séries), et de rajouter une brique conceptuelle à sa cosmogonie. Pour autant, c’est léger et tonique, avec des blagues et même un petit animal de compagnie mignon. Je venais pour une respiration distrayante et j’en repars avec ça mais aussi avec encore plus d’estime et d’attachement pour cette série, ainsi que la conviction qu’il est complètement justifié d’avoir prévu dix gros tomes et de petites annexes comme celle-ci pour donner la pleine mesure de l’univers que Sanderson a construit.