
Dans le réseau des Centres Sociaux, on travaille beaucoup ces dernières années le développement du pouvoir d’agir et la pédagogie de l’engagement. Au-delà des termes un peu jargon, il s’agit de travailler des pratiques et des postures propices à accompagner des dynamiques d’émancipation. Donc de (re)faire de l’éducation populaire politique. Ces questions et ce réseau sont au cœur de mon boulot actuel (oui, j’ai de la chance). Ce livre relate et analyse les expérimentations du réseau de la Vienne dans ce sens . Expérimentations menées en y mettant les moyens puisque plusieurs démarches ont été lancées et suivies sous forme de recherche-action avec des chercheureuses et avec des temps d’analyse collective. Ont été choisies comme champs d’essai : de l’ALSH émancipateur et sans programme d’activité, un réseau jeunes animé par des jeunes et des démarches d’aller vers. Si vous n’êtes pas du métier, ça vous semble sans doute pas très clair mais je le dis au cas où : c’est présenté clairement et expliqué. Les démarches sont intéressantes sans que ce soit la révolution et leur analyse est efficace. J’aurais bien aimé un peu plus de prise de hauteur théorique, ce qu’apporte en partie Jérôme Guillet de manière très intéressante, ou même simplement de synthèse opérationnelle (mais c’est le jeu d’une recherche-action en cours). C’est une lecture qui m’a intéressée mais qui n’est à mon sens pas assez accessible pour beaucoup de professionnel-les de terrain et pas assez générale pour concerner des personnes hors de ces réseaux.