Et si les russes avaient été les premiers sur la Lune, confinant définitivement les USA au second rang de la course à l’espace ? À quoi aurait ressemblé la suite ? C’est l’idée de cette série, qui par contre y répond d’un point de vue très américain. On est donc clairement dans la filiation des grands films à la gloire des astronautes et de la Nasa (et il se trouve que, oui, l’Étoffe des Héros, par exemple, je reste fan (et j’ai fait des maquettes d’avion de chasse ado, j’assume (presque))). Bon, avec une certaine finesse et un peu de modernité : les questions raciales sont traitées de manière directe, mais pas centrale ; il y a beaucoup de femmes centrales (astronautes parce que l’uchronie leur fait une place égalitaires, et femmes de, ce qui est traité intelligemment (plus un mari de, très très bien aussi); et l’homosexualité et l’homophobie ne sont pas oubliées non plus. Tout ça n’en fait pas une série politique, c’est une série sur la conquête spatiale avant tout, mais actuelle et progressiste. Les personnages sont convaincant-es, et souvent touchant-es, la réalisation de bonne qualité et l’espace froid et silencieux. C’est une série que j’ai trouvée distrayante et sympathique et que j’ai regardée de manière semi-attentive.