
À première vue, on pourrait se dire qu’on est ici dans de la science-fiction classique : des vaisseaux spatiaux, des aliens de toutes sortes, un conseil galactique. Sauf que si le contexte l’est, le récit et les priorités ne le sont pas du tout, et c’ est d’ abord une surprise et ensuite un vrai bonheur. Une surprise parce qu’il n’y a pas, et il n’y aura pas de grands affrontements ou de grandes révélations de scénario. Enfin, pas quant à ce qu’il se passe pour les vaisseaux, la politique ou le monde. Mais en ce qui concerne les personnages, si. C’est un roman très fort pour ça : il nous raconte le parcours collectif, relationnel et émotionnel d’un équipage qui est et devient une famille choisie. Ce qui fait qu’il y a plein de découvertes, de suspenses et de retournements mais ils concernent tous les émotions et les relations des personnages. Et c’est très bien construit et mené, et très touchant (si vous ne versez pas une larme à plusieurs reprises, je serai surpris). Avec une variété de manière de penser les relations remarquables (et mise en lumière par les différentes espèces d’alien) et une grande finesse et maturité sur les émotions et la relation à l’altérité. Je suis vraiment très séduit par cette manière d’utiliser et de réinventer la science-fiction. C’est fort et riche, mais c’est aussi une lecture qui fait du bien humainement, qui laissé réchauffé et optimiste (tout à l’inverse de la Sf suspense à gros flingues (même si je peux aimer aussi, juste ça fait du bien de voir qu’on peut faire entièrement sans, et bien)). À noter aussi que c’est le premier roman de l’autrice, qui l’avait d’abord auto-publié, et qu’elle fait une belle post-face. Sur que je vais lire ses autres romans rapidement.
Et ça existe en français, au livre de poche, sous le titre : L’espace d’un an.

Je viens de le finir et je m’en sens un peu seul. J’ai beaucoup, beaucoup aimé. C’est effectivement une très belle utilisation de la SF, de prendre le futur et les extra-terrestres pour parler des humains au présent. Certains trouveront peut-être ça naïf, je le trouve inspirant.
Prochaine étape: fonder une feather family!
Je suis content que ça t’aie plu. Le second est au moins aussi bien de mon point de vue 😉