
Mémed le mince, c’est de la grande aventure, et c’est de la littérature. Un classique turc, même, découvert grâce à Christiane Taubira. Une histoire de bandit en lutte contre les injustices sociales et les grands propriétaires dans la Turquie rurale des années 1920. Ce qui est, pour moi au moins, un contexte assez dépaysant. Mais paysan, ce qui lui donne une dimension assez universelle, voire intemporelle. Mémed est un jeune paysan qui va donc, contraint par l’oppression, prendre le maquis, comme ça se fait traditionnellement, et donner à sa lutte une dimension politique (sans que ce soit théorisé ou mis en mot). Et c’est, donc, bien écrit. Enfin, il me semble. Parce que je trouve quand même le rythme de la narration parfois déroutant, que ce soit d’un point de vue strictement temporel ou quant à ce sur quoi on s’attarde. En tout cas sur la première moitié : la seconde est bien plus enlevée, avec plus de changements de point de vue et beaucoup plus de suspense et d’actions ce qui fait que j’en garde un ressenti de récit d’aventure et de lutte contre l’injustice. Et que j’ai vraiment été complètement entraîné dans le récif une fois passée la mise en place, un peu longue à mon goût, même si elle donne chair et profondeur à la société et au paysage, deux éléments clé de l’ensemble. Je ne sais pas si je lirai la suite mais c’était un chouette voyage.
Hey, il manque le texte!
(bon, il est dans ton mail).
Oups, c’est corrigé, merci ;