
J’avais beaucoup aimé le premier tome, mais ce n’était que la mise en place : le second m’a époustouflé et conquis. Parce qu’après avoir mis en place un monde complexe, coloré et vivant, et des personnages riches, intelligent-es et plein-es de finesse, Kay tisse une histoire magnifique et d’une grande profondeur. Très triste, parce qu’elle parle de perte, de changements et de ce qu’on laisse derrière. Mais très belle parce qu’elle parle d’art, d’amour et de la manière dont on grandit en acceptant le monde sans arrêter d’essayer de le changer. Et tout cela est dit de manière délicate, sans grands discours, à travers les parcours de personnages auxquel-les on s’est vraiment attaché, même si ils sont nombreu-ses. Et j’ai particulièrement apprécié le fait que leurs histoires et leurs trajectoires évitent l’évidence et la facilité pour conserver des imperfections et des hésitations très humaines. Et les deuils divers qui vont avec (et qui n’empêchent pas une toute fin optimiste et réjouissante). J’ajouterai que j’ai apprécié la place importante et valorisée des personnages féminins malgré un contexte historique évidemment très sexiste. Au final, j’étais venu pour une distraction et j’ai trouvé une paire de romans remarquables et profondément touchants.