210519_Panic_Island

En voilà une belle surprise : un jeu coopératif efficace, drôle et addictif, qui se joue en deux minutes et jusqu’à huit joueurs et joueuses. Honnêtement, je ne pensais pas que ce serait possible de réussir un format de ce type. Il s’agit d’une base de mémory : on retourne deux cartes à son tour et si c’est une paire viable (pas identique, complémentaire) on sauve des œufs, ou un dodo. Parce que oui, il s’agit de sauver le maximum d’habitant-es de l’île avant l’éruption. En deux minutes, donc, ce qui va vite et oblige à s’entraider sérieusement pour la partie mémoire. L’urgence rajoute une tension très plaisante, bien équilibrée et très favorable à une coopération à la fois justifiée et motivante. On ajoute à ça quelques pièges et surtout une phase spéciale : invoquer Gouga, le dieu de l’île, pour essayer de sauver les cro-magnon-nes en particulier. Phase qui se joue un peu différemment, ce qui fait que même en deux minutes, ça se renouvelle dans la forme. Et oui, ça donne très envie de rejouer tout de suite, ce qu’on fait forcément parce qu’il y en a pour deux minutes (pour de vrai pour une fois). Et après trois ou quatre parties, on se dit qu’on devient plus au point et que c’est moins challenge. Sauf qu’il y a plein d’options à rajouter, des pièges déjà et ensuite un paquets de cartes scellées pour relancer avec des surprises et des découvertes. Pour un jeu de cette taille-là, je n’en attendait pas tant. Au final, donc, un jeu parfait pour des temps de jeu court, en découvrant, et très capable aussi de tenir une certaine distance avec une équipe motivée. C’est du très bon, et c’est du coopératif.