
J’avais beaucoup aimé le Club des punks contre l’apocalypse zombie, je continue donc à explorer les écrits de Karim Berrouka. Ici, c’est donc un mélange entre roman noir, avec détective bourru et efficace inside, fées arrachées et passablement grossières et déconnades variées, notamment historiques. C’est donc plutôt plus construit que le Ckub des punks, en termes de récit, puisqu’il y a une enquête, des retournements de situation, de la politique, tout ce genre de choses. Bon, en termes de conclusion, ça partage le côté lacunaire et incomplet, mais c’est une choix qui génère une frustration somme toute gérable. Par contre, c’est thématiquement plus décousu et bordélique. Ce qui, sur une intention de ce type, ne me gène pas beaucoup, faut pas déconner, d’autant que tout se raccroche plutôt pas mal à l’enquête générale. Le fait est cependant que ça m’amuse moins que les punks et les zombies, et que les personnages sont de la même manière plus classique et donc moins attachants et moins marquants. Je dirais donc que c’est un très honnête roman, construit de manière compétente, et rempli de trucs rigolos et bordéliques, mais sans touchés à quoi que ce soit de vraiment exceptionnel ou très inattendu.