020418_Plaguers

On pourrait classer Plaguers dans la science-fiction, puisqu’il s’agit effectivement d’un roman se passant dans un futur relativement proche. Le contexte est post-apocalyptique, en l’espèce une catastrophe écologique globale, avec un air irrespirable, l’extinction de toutes les espèces animales ou peu s’en faut, etc. Mais au final, ceci ne fait que donner un contexte, dans lequel ce que le roman nous raconte relève plutôt, d’une part, de l’adolescence et du questionnement identitaire (notamment en termes de sexe, de sexualité et de genre) et, d’autre part, de la vie et de la pulsion vitale dans une perspective plutôt spirituelle. Et ça fonctionne plutôt bien, en faisant un roman dynamique et agréable. Assez léger, dans mon impression, au final, malgré des thèmes qui ne le sont pas. Concrètement, on suit plusieurs jeunes adultes, envoyés de force dans une réserve pour personnes touchées par la Plaie, ou, en d’autres termes : ayant développé des super-pouvoirs (d’invocation animale, végétale ou élémentaire) sans les contrôler. Et ce sont leurs évolutions, questionnements, et surtout relations, sociales et amoureuses (et ne se limitant pas du tout à des modèles hétérosexuels, tout au contraire, c’est même une thématique centrale) qui vont faire l’essentiel du récit. Avec en moteur et toile de fond le pourquoi de ces pouvoirs, qui nous amènera à une conclusion jolie mais dans un genre spirituello-magique bien plus que scientifique. Et tout celà est bien écrit et très agréable à lire, rythmé et avec des personnages crédibles, complexes et touchants. A mon sens, c’est au final un bon roman, sans avoir quoi que soit d’exceptionnel, si ce n’est qu’il a le mérite de toucher à des thèmes pas si souvent traités de manière intéressante.