Brandon Sanderson est un auteur efficace. Peu importe le thème de ses romans, il sait construire une structure dynamique et prenante. Ici, il s’agit de super-héros, ou plus exactement de super-vilains. En effet, il s’agit de fiction post-apocalyptique, mais l’apocalypse en question a été l’apparition de super-pouvoirs. Si ce n’est qu’aucun de super-héros ainsi apparus n’est gentil, ils virent tous à la tyrannie et à l’exploitation sauvage des humains normaux. Et ils sont pour certains très très forts et invincibles. Les gouvernements ont donc baissé les bras puis disparu et les hommes et femmes encore vivants sont sous la coupe de super-héros ayant chacun sa plus ou moins grande enclave privée. L’histoire qui nous occupe se passe dans l’ex-Chicago, sous la coupe d’un super-héros particulièrement puissant et tyrannique nommé Coeur d’Acier. Et nous y suivons le parcours de résistants. L’idée est vraiment chouette, c’est plein d’action, et avec même quelques réflexions bienvenues (sans non plus être très profondes) sur le pouvoir et la société. Comme je le disais, c’est efficace, prenant et ça se lit vite. Avec une bonne conclusion, qui ouvre cependant sur une suite. Une fois de plus, mon seul reproche vis-à-vis de Sanderson est que la formule de construction se répète un peu de roman en roman et est à force un peu visible. En même temps, ça peut aussi servir de leçon de construction de roman, c’est pratique 😛
Coeur d’Acier, de Brandon Sanderson
