Le troisième tome, donc, de la série sus-nommée, est consacrée à tous les trucs qui se prétendent scientifiques sans en être du tout si on fouille un poil. Et quand je dis tous les trucs, je ne suis pas tout à fait exact puisque certaines catégories, notamment les fraudes au remèdes miracles, seraient tellement importantes qu’elles sont conservées pour un potentiel opus suivant. Ceci étant, ça laisse quand même une masse de complètement n’importe quoi assez impressionnante, puisqu’on va du mouvement perpétuel, au yéti, en passant par les extra-terrestres mais aussi les médiums qui véhiculent la sagesse de guerriers atlantes vieux de deux millénaires (et qui parlent anglais, oui, oui, mais rigolez pas, des gens deviennent sérieusement riches avec des trucs de ce gabarit). Je ne peux pas dire que ce n’est pas amusant, mais c’est aussi pas mal déprimant de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à défendre n’importe quoi et d’autres à l’acheter. Je ne dis pas que ce n’est pas une bonne découverte pour ceux qui ne se rendent pas compte d’à quel point la science peut servir d’excuse à deux balles pour défendre des idées crétines, mais c’est quand même pas mal un grand fouillis. Un fouillis honnête puisque l’auteur ne rentre pas dedans gratuitement, et qu’il accorde un minimum de doute, voire de crédit, à certaines idées. Je me suis moins amusé que dans les deux tomes précédentes, d’une part parce que ça manque de cohérence, et d’autre part parce que la densité d’idées intéressantes est nettement plus faible.
Bogus science, de John Grant.

Je me souviens avoir été passablement choqué en apprenant que le Patent Office aux US *acceptait* chaque année plusieurs brevets de mouvement perpétuel
Alors il se trouve que non, justement 🙂
Ils continuent à en recevoir régulièrement mais ils ont mis en place une politique : si ils comprennent qu’il s’agit de mouvement perpétuel, ils ne lisent même plus la demande. Parfois, ceci dit, ils ne se rendent pas compte de ce qui est visé derrière des formulations tordues.