La bêêêête : en passant des vacances dans le Gévaudan, je pouvais difficilement passer à coté. Du coup, je me suis intéressé à la chose et documenté un minimum. Et je suis bien content de ce livre, par lequel j’ai commencé, et qui me confirme tout le bien que je pensais déjà des éditions Tempus. Michel Louis propose donc tout d’abord un récit des méfaits attribués à la bête, de manière documentée et assez solide, puisqu’il se base sur les multiples documents existant déjà. Avec une centaine de victimes en trois ans, il y a de quoi quand même se pencher sur la question, et un certain nombre de points sont plus qu’intrigants, dans le mode opératoire de la bête et ses descriptions notamment. Et justement, ces nombreuses questions sont ensuite abordées et analysées, là encore de manière approfondie et en faisant appel à des spécialistes contemporains de différentes disciplines. C’est un vrai travail d’analyse et d’investigation, au final, avec des méthodes solides et explicites, et qui amène à des conclusions tout à fait intéressantes, même si je vous laisse la surprise (mais non, des loups, ce n’est pas une hypothèse qui tient la route). Un vrai bon point d’entrée dans la mythologie et l’histoire de la Bête donc, que je vous conseille si le sujet vous intéresse, et qui peut très probablement suffire à la grande majorité des gens.
La bête du Gévaudan, de Michel Louis.
