Certes, comme le dit le bandeau, Jean-Louis Fournier est capable de tout, mais ce n’est pas dans ce roman-là qu’on s’en rend le mieux compte. Non que ce soit mauvais, notez bien, c’est même très agréable à lire et, comme toujours, écrit avec grâce et légèreté, teinté d’humour, mais ce n’est pas aussi marquant ni aussi fort que les précédents. De fait, il s’agit toujours d’autobiographie, mais cette fois-ci sur son épisode agriculteur. Par amour, il décide à cette époque de quitter ses études dans le cinéma pour devenir ouvrier agricole. Ce qu’il dépeins de son parcours et du monde agricole de l’époque est touchant, et drôle avec, comme à son habitude, des chapitres courts et rythmés, alternativement drôles et touchants. Bref, ça fonctionne et c’est une lecture très rafraichissantes, rapide et relaxante. Ceci étant, je conseille avant tout de lire les précédents, notamment les inoubliables « Où on va papa ? » et « Il a jamais tué personne, mon papa ». Si vous connaissez déjà, par contre, ça vous fera une lecture rapide et très plaisante, mais pas inoubliable.
Poète et paysan, de Jean-Louis Fournier.
